LA BARBADE, A LA FOIS BRITISH ET AFRICAINE

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LA BARBADE, A LA FOIS BRITISH ET AFRICAINE

Géographie

La Barbade est une île un peu à part dans le paysage caribéen, étant la seule qui ne soit pas bien alignée le long de l’arc antillais. De plus, la Barbade n’est pas, comme les autres, une île volcanique, mais une île calcaire constituée de dépôts sédimentaires. D’une superficie de 431 km2, habitée par 300 000 habitants, la Barbade est entourée par un littoral de 97 km. C’est une île plate dont le point culminant est le Mont Hillaby à 336 m. A l’extérieur des villes, le paysage est occupé par de grands champs de canne, quelques forêts tropicales et des mangroves.


Histoire

Les premiers habitants de la Barbade furent les Arawaks venus du Venezuela vers 1 500 avt JC puis, à partir de 1 200 avt JC, les Caraïbes. C’est l’explorateur portugais Pedro a Campos qui baptisa l’île du nom de Los Barbados («les barbus») en raison de la « pilosité » des racines aériennes des ficus qui poussaient sur la côte. En 1492, les Espagnols s’installent sur l’île mais s’en désintéressent vite. John Powell, premier britannique à toucher l’île le 14 mai 1625, revendique sa possession pour le roi James Ier. Très vite les colons anglais, avec une importante main d’oeuvre d’esclaves venus d’Afrique, lancent la culture du tabac et du coton, remplacés dès 1637 par la canne à sucre. En 1651, la Barbade est directement impliquée dans la guerre civile anglaise, avec la tentative de l’amiral Ayscue d’envahir l’île, sur instructions de Cromwell. L’esclavage est aboli en 1838 mais, deux siècles après, la stratification de la société esclavagiste n’a pas disparu et perdure aujourd’hui avec des classes sociales bien différenciées. La crise économique et l’agitation sociale de 1896, les émeutes de 1937, le mouvement de décolonisation de 1950, l’institution du suffrage universel, l’instauration d’un gouvernement local en 1954, aboutissent à l’indépendance proclamée en novembre 1966 sous le leadership d’Errol Barrow, le « père » de la nation. L’alternance au pouvoir se fait depuis entre les deux partis principaux, le Barbados Labour Party et le Democratic Labour Party.

Identité

La Barbade a toujours été la plus british de toutes les îles britanniques des Antilles, n’étant jamais passée sous le contrôle d’une autre puissance européenne. Ses bâtiments très londoniens (le Parlement, la statue de Nelson, le quartier Garrison, les églises anglicanes, …), ses demeures coloniales, les jardins tropicaux finement taillés, le criquet, le thé à 17 h, … marquent tous l’ identité anglaise de l’île. Il n’y a que le whisky qui a été remplacé par du rhum ! La Barbade est une monarchie parlementaire indépendante dont le chef d’Etat est la reine d’Angleterre, représentée par le Gouverneur Général, et le Premier Ministre le chef du gouvernement. En mars 2015, Freundel Stuart, Premier Ministre depuis 2010, avait annoncé un projet de transformation de la Barbade en République mais pour l’instant il n’en est rien.

Célébrités

A côté des eaux limpides de la mer des Caraïbes et des hôtels de luxe qui attirent des touristes du monde entier, deux figures ont donné une célébrité mondiale à la Barbabe. Il s’agit d’abord d’Edward Kamau Brathwaite, écrivain internationalement connu, et bien sûr de Rihanna qui, malgré la gloire et la fortune (Forbes l’a classée parmi les dix femmes ayant gagné le plus d’argent dans l’univers musical), est restée Robyn dans le cœur des Barbadiens, ou encore plus familièrement « Ri Ri ». N’oublions pas aussi le Concorde qui, à partir de 1984, a permis aux stars et milliardaires de quitter Londres l’hiver à 9 h 30 du matin pour arriver sous les tropiques quinze minutes plus tard, décalage horaire oblige. Hélas, les vols se sont arrêtés en 2003, le Concorde étant désormais exposé dans un musée près de l’aéroport de Bridgetown.

Pascal Gbikpi

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