Saint-Martin 1/2 : Partie française

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L’île de Saint-Martin a une superficie de 93 km2 partagés, depuis le traité du 13 mars 1648, entre la France (52 km2) et les Pays-Bas (41 km2).

1.    Histoire
Les populations précolombiennes étaient les Ciboneys, les Saladoïdes, et les Taïnos. Le 11 novembre 1493, l’île de Saint-Martin fût découverte par Christophe Colomb, au cours de son deuxième voyage. Les espagnols se désintéressent de ce bout de terre sans aucune richesse et laissent les français s’y installer. L’île sera successivement gérée par la Compagnie des Îles d’Amérique (créée en 1626) et la compagnie des îles d’Amérique (créée en février 1635). Les quelques français installés sur la partie orientale de l’île, y cultivent du tabac, malgré la présence d’une garnison espagnole au sud-est. L’année 1648 voit le départ des Espagnols et la signature, le 23 mars 1648, du traité de Concordia entre les Français et les Néerlandais. L’île Saint-Martin est alors placée sous le contrôle de la colonie française de l’île Saint-Christophe. De 1672 à 1679, la Guerre de Hollande amène l’occupation anglaise de l’île. La paix de Ryswick de 1697 permet aux français de retourner à Saint-Martin.
En 1703, le gouverneur de Saint-Eustache chasse les français de Saint-Martin (guerre de Succession d’Espagne) que ces derniers reconquièrent en 1717. De 1740 à 1748, durant la guerre de succession d’Autriche, les anglais, à partir d’Anguilla, soumettent l’île à des pillages et spoliations. En 1750, le Fort Louis dominant le village de Marigot et sa baie, est construit. Durant la guerre de Sept Ans (1756 à 1763), les raids des britanniques d’Anguilla reprennent. Durant la guerre d’indépendance américaine (1781 à 1783), l’île est à nouveau occupée par les anglais. Les hollandais, quant à eux, occupent l’île en 1794 (guerre de la Révolution française). En 1796, Victor Hugues arrive de la Guadeloupe, refoule les Néerlandais et occupe la zone néerlandaise. Après avoir occupé l’île de 1810 à 1815, les anglais, en vertu du traité de Paris de 1815, rétrocèdent la partie française de Saint-Martin à la souveraineté française. En 1848, date de l’abolition officielle de l’esclavage, Mery d’Arcy ouvre les premières salines industrielles sur Grand-Case et l’étang Chevrise. L’année suivante, c’est Beauperthuy aux salines d’Orient. En 1850, devant l’isolement et le manque de ressources de l’île, le Conseil privé de la Guadeloupe adopte le 11 février une délibération approuvant un arrêté qui « concède à la dépendance de Saint-Martin de nouvelles immunités commerciales, ainsi que des faveurs nouvelles pour encourager l’exploitation de ses salines ». Saint-Martin bénéficie donc, comme Saint-Barthélemy, d’un statut de port franc, où les droits de douane ne sont pas perçus.
Durant les deux guerres mondiales, presque tous les jeunes hommes partent travailler à Curaçao (pétrole), en République dominicaine (canne à sucre), aux Îles Vierges américaines ou aux États-Unis. L’influence nord-américaine est de plus en plus marquée. En 1965, c’est le début de l’industrie touristique et la construction de la première usine de dessalement, en 1972 l’ouverture de l’aéroport de Grand-Case, en 1981, le premier atterrissage du Concorde et en 1985 la Loi de défiscalisation qui entraîne un essor économique de l’île. Le 16 décembre 1989, Saint Martin abrite la rencontre des présidents François Mitterrand et George Bush (senior). Le 5 septembre 1995, le cyclone Luis dévaste l’île. A la faveur du référendum du 7 décembre 2003, 76,17 % des votants se prononcent en faveur de l’évolution de leur commune en collectivité d’outre-mer (au titre de l’article 74 de la constitution). La loi organique créant la collectivité d’outre-mer est promulguée le 21 février 2007.

2.    Partie française
La partie française se situe au Nord avec les 3/5 de la superficie de l’ile, soit 52 Km².
La partie nord de l’île (53 km²) est la plus grande des deux parties. Elle inclut de nombreux mornes (petites montagnes) dont les points culminants sont : pic Paradis (424 m), mont Careta (401 m), Flagstaff (390 m), mont France (387 m), mont des Accords (322 m), Marigot hill (307 m), mont O’Reilly. Les plages principales sont du côté de la Mer des Caraïbes, Baie longue, Baie aux prunes, Baie Rouge, Anse des pères, Happy Bay, Grand-Case et Anse Marcel, et du côté de l’Atlantique, Baie Orientale et Baie de l’Embouchure.
Les marinas sont situées à Marigot, Anse Marcel, et Oyster Pond. Le port commercial est installé à Galisbay-Bienvenue. Les baies de Grand Case, de Cul-de-Sac et Marigot sont les ancrages naturels et traditionnels des bateaux.
Les mangroves ont été presque toutes détruites et seule celle de Coconut Grove a survécu, renaissant lentement des dégâts du cyclone Luis (1995).
Marigot est la principale agglomération, les autres étant Grand-Case, Rambaud, Saint-Louis, Pic Paradis, Quartier d’Orléans. Le reste de l’habitat, très dispersé, s’étend un peu partout sur les zones basses proches du littoral, mais commence aussi à coloniser les pentes.
L’île a été fortement touchée par les ouragans Luis et Marilyn de septembre 1995, puis par les cyclones José et Lenny de 1999 mais a su rapidement effacé les traces du désastre.
Saint-Martin est un port franc. Le carburant est détaxé et tous les biens sont exonérés de TVA et de droit de douane. Saint-Martin est un paradis fiscal.
La principale ressource de l’île est le tourisme, qui offre ses plages, ses lagons et son climat avec l’océan atlantique d’un côté (est) et la mer des caraïbes de l’autre (ouest).
L’aéroport régional de Grand Case l’Espérance a été construit sur des remblais dans l’étang de Grand-Case. Il est utilisé par les avions de taille moyenne, les plus gros avions atterrissant sur l’aéroport international Princess Juliana dans la partie néerlandaise de l’île.
Saint-Martin partie française a le statut de collectivité d’outre-mer française depuis le 15 juillet 2007. Avant cette date, elle faisait partie intégrante du département d’outre-mer de la Guadeloupe.

 

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