Jamaïque : 4/4 : Marcus Garvey

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Marcus Mosiah Garvey naît le 17 août 1887 à Saint Ann’s Bay, chef-lieu de la paroisse de Sainte Anne, une des dix paroisses (régions) de la Jamaïque. De 1910 à 1914 il voyage en Amérique latine et en Europe. Il arrive aux États-Unis en 1916 où il rencontre tous les mouvements visant à émanciper les Afro-américains. En 1917, il fonde l’Association universelle pour l’amélioration de la condition noire (United Negro Improvement Association, UNIA, toujours en activité). Il présente des oeuvres littéraires au Warf Theater à Kingston. Installé à Harlem de 1918 à 1922, Marcus Garvey devient mondialement connu. Il se rallie à la lutte des classes en soutenant Ho Chi Minh, Gandhi, Lénine et Trotsky. Précurseur du panafricanisme, il se fait le chantre de l’union des noirs du monde entier à travers son journal The Negro World et le promoteur du retour des descendants des esclaves noirs vers l’Afrique. Il est combattu par les Afro-américains partisans de l’intégration, tel Du Bois. En 1919, il crée la Black Starline, compagnie maritime censée servir le projet de rapatriement (clin d’œil à la White Star Line, l’armateur du Titanic qui a sombré quelques années plus tôt).

Ses bateaux, financés par des actionnaires noirs, desservent toutes les Antilles, les États-Unis, et se préparent à emmener tout le monde en Afrique. Garvey fonde aussi des usines, des réseaux de distribution et le journal The Negro World. Garvey est accusé d’escroquerie envers les actionnaires de la Black Star Line.condamné par les autorités américaines et expulsé Garvey en Jamaïque. La Black Star Line constituait le couronnement de son action et laissait entrevoir ce qu’une nation noire unie pouvait effectivement accomplir sous l’influence d’un leader entreprenant et créatif. Ce fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase. Il existait une loi tacite, qui stipulait qu’on pouvait laisser la bride sur le coup du peuple noir mais que s’il tire trop sur la corde, celle-ci finira par se transformer en nœud coulant. Arrivé en Jamaïque, Marcus Garvey y devient un héros national dont le message bouleverse la vie politique de l’île. Malgré cela, Garvey se trouve à l’étroit et, en 1935, il part pour l’Angleterre où il meurt d’une crise cardiaque le 10 juin 1940. Dans sa chanson « So much things to say », Bob Marley dit : « I’ll never forget no way : they stole Marcus Garvey for rights. » (« Je n’oublierai jamais : ils ont dépossédé Marcus Garvey de ses droits. »). Quelques citations de Marcus Garvey : « Un peuple ignorant de son histoire est comme un arbre sans racines ». « Si tu n’as aucune foi en toi-même tu es doublement vaincu dans la course de la vie. Avec la foi tu as gagné avant même d’avoir commencé ». « Trop nombreux sont ceux parmi nous qui trouvent des prétextes pour fuir la race noire parce que nous sommes amenés à croire que notre race n’a aucune valeur – qu’elle n’a jamais rien accompli. Lâches que nous sommes ! C’est nous qui n’avons pas de valeur, parce que nous ne contribuons pas à l’élévation et à la construction de cette race noble ».

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