Equateur : 8/9 Ingapirca

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Ingapirca
À 85 km au nord de Cuenca, Ingapirca est le site inca le plus important de l’Équateur, situé à 3 230 m d’altitude, sur les flancs d’une montagne qui surplombe quelques maisons et de vastes terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage. Ouvert aux touristes seulement depuis 1966, Ingapirca fut décrit pour la première fois en 1739 par Charles Marie de La Condamine.
Ingapirca (en langue kichwa, Inkapirka, « muraille inca ») est un complexe archéologique situé dans la province de Cañar, en Équateur. Avant de devenir un site Incas, Ingapirca a tout d’abord été un site Canaris. Les Cañaris étaient des Amérindiens vivant dans le Sud de l’Équateur actuel. Auteurs d’une architecture avancée et de croyances religieuses complexes, leur capitale était Tumipampa (ou Tomebamba) qui est devenu l’actuelle Cuenca. Les Cañaris opposèrent une résistance acharnée aux Incas, avant d’être vaincus au début du 16è siècle par Tupac Yupanqui et déportés à Cuzco.
Tupac Yupanqui (empereur Inca entre 1471 et 1493) fut un grand général qui, durant le règne de son père Pachacutec, étendit considérablement l’empire inca, en soumettant au nord les Cañares, dominant ainsi l’actuel Équateur, à l’est le royaume des Chimus et toute la côte jusqu’à Lima, et au sud, portant les frontières de l’Empire jusqu’au cœur de l’actuel Chili.

La construction principale que l’on peut aujourd’hui voir à Ingapirca a été bâtie, comme centre religieux consacré au Soleil, par Huayna Capac (règne de 1493 à 1525) durant les campagnes de conquête menées par son père Tupac Yupanqui.
Ingapirca est le témoin muet le plus important de la présence inca en Équateur. Les ruines entourent une plate-forme centrale, nommée Temple du Soleil, servant probablement de lieu de culte. Autour se dressent les ruines de nombreux édifices, séparés par des escaliers et des portes de forme trapézoïdale, typiques de l’architecture inca. En effet, ces portes résistent mieux aux séismes que les formes rectangulaires. Les pierres du site sont si soigneusement agencées les unes aux autres que l’on peut croire qu’aucun ciment ne les soude entre elles. Pourtant, en les examinant de près, on décèle un liant très mince placé entre les pierres.

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