Charettes à boeufs à Saint-François

Posted by

A Saint François, au lieudit Bois de Vipart, Tommy Novar et son association « Kilti La » proposent des balades en charrettes à boeufs pour découvrir le patrimoine de Saint François. Les bœufs, dont certains atteignent 1 500 kg, sont d’impressionnantes forces de la nature. Ces montagnes de muscles, véritables Hercules à quatre pattes, sont aussi entraînées pour participer aux compétitions de bœufs tirants qui se tiennent annuellement dans l’archipel. Attelés par paire, les bœufs tractent des charrettes transportant entre 10 et 15 personnes. Les charrettes à roues de bois prennent une dizaine de personnes. Celles à pneumatiques (les « limousines ») en prennent une quinzaine et amortissent mieux les chocs de la route.

La promenade, qui dure 1h30 permet de visiter plusieurs lieux emblématiques de Bois Ripart dont le moulin de Bois Ripart et la statue de Pezeron.

1. Moulin de Bois Ripart

En ruine et envahi par un figuier maudit, le moulin de Bois Ripart est un des 18 moulins de Saint-François que l’on peut encore voir, sur la trentaine que comptait la commune au 19è siècle. A cette époque, la Guadeloupe possédait quelque 250 moulins, qui servaient à broyer la canne pour fabriquer le sucre.

En Grande-Terre, les moulins à vent prédominaient en raison du vent des Alizés, aidé par un relief plat. En Basse-Terre, la présence de nombreux cours d’eau explique que ce sont les moulins à eau qui étaient surtout utilisés.

Le moulin à vent était formé d’une tour haute de 6 à 9 mètres pour un diamètre de 5 mètres et possédait 4 ou 6 ailes qui entraînaient les cylindres qui broyaient la canne.

Mais les premiers moulins construits en Guadeloupe étaient à traction animale (mulets ou boeufs). Ils avaient été importés par les Hollandais lors de leur arrivée en Guadeloupe vers 1640.

Vers 1820 la vapeur fut introduite en Guadeloupe et en 1870 on comptait 63 moulins à vapeur, 79 à eau et 70 à vent.

2. Monument de Pezeron

Un autre patrimoine de Bois de Vipart est la sculpture « Aux esclaves morts pour la liberté » réalisée en 1998 par l’artiste guadeloupéen Jocely Pezeron et inaugurée le 17 mai 1998 par Catherine Trautman, Ministre de la Culture. Le triangle rappelle le commerce triangulaire, les anneaux de la chaîne symbolisent les siècles de servitude, et le boulet illustre la cruauté de l’esclavage.

3. Temple hindou de Bois Ripart

La population d’origine indienne représente près de la moitié de la population de Saint-François. Le temple hindou de Bois Ripart est un des 400 temples hindous que compte l’archipel guadeloupéen et dont les plus importants sont celui de Capesterre (le temple Changy, dédié à Marianman, divinité la plus vénérée en Guadeloupe) et le temple Sarasvatî situé à Bois David, au Moule.

5. Bois Jolan

Après la ballade en charrette à bœufs, on peut continuer en voiture jusqu’à la plage de Bois Jolan. La plage de Bois Jolan est une des plus belles de la Guadeloupe. C’est une longue plage de sable fin blanc, bordée de cocotiers et de palétuviers. La mer est chaude, transparente et peu profonde. transparente. La couleur de l’eau passe d’un bleu turquoise dans le lagon qui borde la plage à un bleu saphir quand on atteint la haute mer, qui commence après la barrière de corail.

Pascal Gbikpi

Découvrez le pays dont est publié notre article !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *