Egypte 10/14 : Kom Ombo

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1.KOM OMBO
a.Schéma
Le style gréco-romain du temple de Kom Ombo se reconnaît à deux signes : les murs entre colonnements et le sommet des colonnes à chapiteaux non en forme de papyrus. Sa construction a débuté sous Ptolémée VI Philométor (2è siècle avt JC) et s’est achevée sous Ptolémée XII Néos Dionysos (1er siècle avt JC).
Parfaitement symétrique, le temple de Kom Ombo comprend deux entrées (chacune surmontée d’un disque solaire), deux salles hypostyles et deux sanctuaires. Ceci s’explique par le fait qu’il est consacré à deux divinités : Haroéris et Sobeck. La partie de gauche est consacrée au dieu épervier Haroéris (Horus le grand), ennième personnification du Soleil-Horus, dieu solaire guerrier, exterminateur des ennemis d’Osiris. Avec ses ailes, Haroeris protège des génies maléfiques et de tout mal. La partie de droite est consacrée au dieu crocodile Sobeck, dieu primordial à qui est attribuée la création du monde et dieu de la fertilité.
Une suite de salles et vestibules traverse les sanctuaires d’Haroéris et de Sobek.

Le temple de Kom Ombo est entouré de nombreux petits temples et chapelles :
au sud du temple, la chapelle d’Hathor abrite quelques momies de crocodiles provenant d’une nécropole de crocodiles voisine et est décorée par des scènes d’offrandes de l’empereur Domitien ;
la chapelle de Sobek contient des scènes où apparaît l’empereur Caracalla ;
le mammisi de Ptolémée, vers le Nil.
Le temple a beaucoup souffert : de l’humidité car il était situé au bord du Nil ; du tremblement de terre en – 27 avt JC ; des coptes qui ont martelé les scènes ; des habitants de la région qui ont scié les colonnes et les pierres pour construire leur propre maison.
a.Décoration
Trois arts existaient dans les temples égyptiens :
– art égyptien (Karnak, Louxor) : les personnages sont représentés de façon idéale ; le corps de la femme n’est jamais dévoilé ;
– art gréco-romain (Edfu, Kom Ombo) : art corporel qui veut représenter les formes telles qu’elles sont : la reine est représentée dans une robe moulante qui dévoile toutes les formes de son corps ;
– art nubien : présent à Abou Simbel.
Dans le temple de Kom Ombo, les nombreuses colonnes sont sculptées de motifs de lotus, emblème de Haute Egypte, et de papyrus, symbole du delta.
Les deux divinités (Haroeris et Sobeck) purifient le roi avec des clés de vie et des sceptres ouas (prospérité).
Le calendrier égyptien, le plus ancien du monde, comportait trois saisons de 4 mois de 30 jours chacun, soit 360 jours, auxquels on rajoutait 5 jours pour les fêtes des divinités. Les trois saisons étaient celles de l’inondation, des semailles et des récoltes.
La médecine était très avancée. Les médecins savaient plâtrer, poser des cataractes, plomber les dents, poser des bridges avec des fils d’or, aire des tests de grossesse en observant la couleur que donnait aux herbes l’urine de la femme.

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