De L’Anse à la croix à l’Anse à l’eau

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DE L’ANSE A LA CROIX A L’ANSE A L’EAU

1. Géographie
Alors que le rivage sud de la commune de Saint-François est constitué par une série d’anses plates largement ouvertes sur la mer (Anse de Saint-François, Anse du Mancenillier, Anse Kahouanne, …), le rivage au nord-est, sur l’Atlantique, est plus escarpé avec des sortes de calanques (Baie-Olive, Anse à la Croix, Anse à l’Eau, …). En marchant sur la plage, entre l’Anse à la Croix et l’Anse à l’Eau, on croise ces criques fermées par une barrière de corail avec des eaux limpides.
Bien que largement ouverts sur l’océan Atlantique, ces rivages sont relativement calmes car protégés de la houle par une longue barrière de corail  à l’abri de laquelle prospèrent une vie sous marine dense ( coraux, herbiers sous-marins, bancs de poissons chirurgiens, et autres perroquets). Cette barrière protectrice  fragile, est régulièrement arrachée par les fortes houles des tempêtes et forment sur les coté  de superbes compositions « artistique » façonnées par la nature elle-même.
Sur le plan climatique, la région appartient à une zone de faible pluviométrie avec un climat sec tempéré par les alizés.  Les plages portent une végétation xérophylle rase armée pour résister au manque d’eau, des fourrés secs et des forêts sur sable. Il n’y a pas de cours d’eau permanent. On remarque la présence de cayes (rochers coraliens à fleur d’eau). La mer a dentelé le rivage et formé de véritables sculptures minérales.
Les arbres et arbustes de la forêt « sèche » font le régal du « fer de lance commun », petite chauve souris commune sur l’île mais qui nécessite la protection en raison de la disparition de son habitat naturel. Cette espèce, essentiellement frugivore, consomme également du polen et des insectes.
Située entre Saint-François et le Moule, à l’extrême Nord-Ouest de la péninsule de la Pointe des Châteaux, Anse à l’eau est une plage magnifique offrant à ses visiteurs l’un des plus beaux lagons de Guadeloupe.

2. Histoire
Des fouilles archéologiques ont confirmé la présence, à Saint François, d’Amérindiens Arawaks de 300 à 1400 après J.C.
C’est en 1683 que la paroisse des Châteaux fut fondée par les Capucins qui la placèrent sous le patronage de Saint François d’Assise. Ceci constitua le début du peuplement, par de modestes colonisateurs blancs cultivant essentiellement le coton, mais employant un nombre élevé d’esclaves.
Au 19è siècle, la culture de la canne à sucre représente 50% de la superficie et on compte 36 « manufactures » de sucre utilisant 41 moulins, dont 30 à vent. Les autres cultures concernent le coton (manufactures), les vivres et le manioc (8 manufactures). Ainsi Saint-François s’était hissé au 3ème rang économique des communes, derrière Petit Canal et le Moule.
Les années précédant l’abolition de l’esclavage connurent une vague importante d’affranchissements et en 1835, 3 sucreries, 18 cotonnières et 8 vivrières sont propriété des libres de Saint-François. La vocation sucrière de Saint François s’affirmera au détriment de celle du coton, avec en tête la plantation Sainte-Marthe (famille Pauvert) qui sera la seule usine à vapeur de la commune
A l’abolition de l’esclavage, le problème de la main d’oeuvre se pose, qui ne trouvera une solution qu’avec l’arrivée des immigrés indiens. Ces derniers représenteront vite un tiers de la population de la commune, faisant de Saint François la première commune sucrière de la Guadeloupe.

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