Pèlerinage à Assouba

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Pèlerinage à Assouba

1) Assouba
Assouba est un important sanctuaire marial situé à 150 km à l’est d’Abidjan, non loin de la frontière avec le Ghana. Près de 7 000 personnes participaient à cette magnifique journée du 18 mars 2017 durant laquelle se sont déroulés la messe, l’adoration, les enseignements, les chants et les prières. Les photos permettent de voir ce splendide peule africain, composé d’innombrables personnes, de tous les âges, vêtues d’habits de mille couleurs, et marchant avec les yeux brillants de foi.
2) Foi et culture africaines

Assouba permet de comprendre combien de nombreux chrétiens africains expérimentent, dans leur pratique quotidienne et dans la profondeur de leur cœur, la beauté de la foi chrétienne. Cela n’a rien d’étonnant car il n’est pas difficile de voir que la culture et la religion africaine sont les deux faces inséparables d’une même réalité. En effet, dans les cultures africaines, il existe la croyance en deux mondes, l’un visible, l’autre invisible, en perpétuelle interconnexion. La croyance dans les ancêtres et dans les esprits est une réalité massive. En cela, la tradition africaine rejoint Saint Paul qui évoque abondamment le monde des esprits (Col 1,16).

3) Jean Paul II et l’Afrique

Le 10 avril 1994, lors de l’inauguration du premier synode africain, le Pape Jean-Paul II disait dans son homélie : « Les fils et les filles de l’Afrique aiment le vie. C’est précisément cet amour de la vie qui les pousse à donner une si grande importance à la vénération de leurs ancêtres. Ils croient instinctivement que les défunts continuent à vivre et ils restent en communion avec eux. Ne serait-ce pas d’une certaine façon une préparation à la foi dans la communion des saints ? « 

4) Paul VI et l’Afrique

A Assouba, les paroles de Paul VI sur l’Afrique prennent, elles aussi, une résonance particulière : « Un fondement constant et général de la tradition africaine est la vision spirituelle de la vie. Il s’agit d’une conception plus profonde, plus vaste et plus universelle que n’importe quelle autre, selon laquelle tous les êtres et la nature visible elle-même sont tenus pour liés au monde de l’invisible et de l’esprit. L’homme, en particulier, n’est jamais conçu purement et simplement comme matière et comme limité à la vie terrestre, mais on reconnaît en lui la présence et l’action efficace d’un autre élément, qui est spirituel, et grâce auquel la vie humaine est toujours mise en rapport avec la vie de l’au-delà. Un élément commun et très important de cette conception spirituelle est l’idée de Dieu comme cause première et dernière de toutes les choses. La présence de Dieu pénètre la vie traditionnelle africaine comme la présence d’un être supérieur, personnel et mystérieux. On a recours à lui dans les heures solennelles de la vie et à ses moments plus critiques, quand on considère comme inutile l’intercession de tout autre être qui servirait d’intermédiaire. Presque toujours, une fois surmontée la crainte de sa toute-puissance, Dieu est invoqué comme Père. Les prières qu’on lui adresse soit individuellement, soit collectivement, sont spontanées et émouvantes ».

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