8é JEUX DE LA FRANCOPHONIE A ABIDJAN

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  • Originalité et diversité

Les VIIIes Jeux de la Francophonie se sont déroulés du 21 juillet au 30 juillet 2017 à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Organisés sous l’égide de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), ces jeux ont pour objectif de permettre le rapprochement des pays francophones, de faire connaître l’originalité des cultures francophones dans toute leur diversité, de favoriser l’émergence de jeunes talents artistiques francophones sur la scène artistique internationale, et de contribuer à la promotion de la langue française.

Organisés tous les 4 ans, les Jeux de la Francophonie ont eu lieu en 1989 au Maroc, en 1994 à Paris, en 1997 à Madagascar, en 2001 au Québec, en 2005 au Niger, en 2009 au Liban et en 2013 à Nice.

Quarante-huit délégations ont participé à cette huitième édition des Jeux de la Francophonie, dont le Kosovo et l’Ukraine pour la première fois. L’Andorre, l’Autriche, Chypre, l’Estonie, la Guinée-Bissau, la Guinée équatoriale, le Monténégro, la Pologne, le Rwanda, Sainte-Lucie et la Slovaquie présents aux Jeux de 2013, ont été absents de la compétition.

Ces jeux sont constitués de plusieurs compétitions sportives (athlétisme, basketball, cyclisme, football, judo, lutte libre, tennis de table), de concours culturels (littérature, contes, chansons, photographies, arts plastiques et visuels, arts de la rue, danses de création) et de créations numériques et de développement, trait d’union entre culture traditionnelle et innovation technologique.

  • Pas seulement les sports

Les VIIIèmes Jeux de la Francophonie « Abidjan 2017 » n’ont donc pas été que les sports. Le volet culture a attiré de nombreux visiteurs au Musée des Civilisations et à la Bibliothèque Nationale à Abidjan-Plateau, où artistes, sculpteurs, photographes, nouvellistes ont exposé leurs créations.

Les œuvres ont rivalisé de magnificence mais aussi de signifiance, avec des thèmes divers et variés, dont les plus récurrents étaient humanistes (solidarité, amitié, fraternité, …) et environnementalistes (pollution, climat, …). Rencontrons quelques-uns de ces artistes.

Dans son tableau intitulé « Solidarité-diversité », le peintre togolais Koffi Têtêvi utilise des couleurs dominantes : le jaune pour célébrer la joie, le rouge pour l’amour. Les personnages sont reliés entre eux par un cordon de couleur rouge, signe de la solidarité et de la diversité.

La toile du peintre libanais, Halawani Yazan, intitulé « Mariage des jeunes », dénonce le phénomène des mariages forcés dans la société.

Le peintre nigérien Adamou Hamidou Tchiombiano traite, par sa toile faite avec un mélange d’acrylique, de gouache et d’objets de recyclage, du terrorisme. Il veut dénoncer le lavage de cerveau que subissent les candidats au crime, parfois même en famille, de la part de ceux qui les recrutent pour attenter à la vie d’innocents. Un autre tableau traite de la responsabilité humaine dans la destruction de l’environnement.

La peinture du centraficain, Léonce Slim Nzabba Goy-Na invite l’homme à se libérer des passions inutiles qui l’empêchent de voir la verdure du monde.

  • Art urbain et critique sociale

Au total, toutes ces œuvres fascinent par leur grande maîtrise des couleurs, des nuances et des formes, maîtrise qui aide leurs auteurs à exprimer leur art et leur personnalité, en s’appuyant sur des traditions ancestrales en matière de représentation. Ces artistes populaires tranchent avec le classicisme formel des artistes académiques, trop proches des traditions figuratives européennes. Fascinés par leur environnement social et soucieux de la mémoire collective, ils produisent une nouvelle forme de peinture figurative s’inspirant d’événements quotidiens, politiques et sociaux, dans laquelle toute la population se reconnaît. Ces artistes rejettent toute forme d’art conventionnel et établi et prônent un art expérimental, pluridisciplinaire et résolument urbain. Le spectacle de la ville et du monde traversés par le désastre aussi psychique qu’écologique inspire leurs œuvres qui épousent de nouvelles formes d’expression artistique. L’art nouveau que pratique cette jeune génération, mêle politique, tradition, critique sociale et radicalité de forme et d’imagination.

 

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